un portrait sans concession de la profession

Les cinq métiers les plus sûrs pour être chômeur ? Journaliste, documentaliste, employé de banque, imprimeur et artiste, d’après une étude publiée par « l’Etudiant » et « le Figaro ». Olivier Goujon, journaliste et photoreporter, dresse, dans « Ces cons de journalistes » (Editions Max Milo), l’état des lieux d’une presse en grande fragilité, qui se débat dans d’inextricables difficultés financières. A l’aube de 2019, quasiment tous les journaux sont touchés. En ce début d’année, l’un des principaux groupes de presse magazine, Mondadori (« Grazia », « Science & Vie », « Télé Star »…), s’apprête même à passer sous la coupe de Reworld Media, connu pour avoir introduit, dans ce secteur, une nouvelle culture : une presse sans journalistes, qui n’écrit plus des « articles » mais produit des « contenus » dictés par les annonceurs. Contrats précaires, régime généralisé de piges payées au lance-pierre, statut fragile d’auto-entrepreneur imposé par les rédactions : en se penchant sur la précarisation galopante des journalistes, Olivier Goujon raconte aussi avec minutie l’état éditorial de notre presse. Et ce n’est pas brillant. Son livre tombe à pic, au moment où la crédibilité de la profession est gravement questionnée. Extraits.

« Chez Reworld Media, j’ai vu les gens tomber un par un »

« Je connais bien Reworld. J’ai gagné mon procès contre eux l’an dernier. Je me souviens du premier coup de

Pour lire les 87 % restants,
testez l’offre à 1€ sans engagement.
L'Obs

Sophie Grassin et Véronique Groussard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *