Salons du tourisme et coachs voyages : la grande hypocrisie ?

C’est ce que dénoncent des agents de voyages.

« Certains coachs voyages demandent à leurs clients de réserver uniquement en suivant les liens qu’ils leur envoient. Ainsi, ils peuvent toucher une rétro-commission », souligne un agent de voyages membre du groupe Facebook Collectif de Défense des Métiers du Voyage (CDMV).

Autre point de tension : les salons du tourisme ouverts au grand public. « Sur Tourissima à Lille, les coachs voyages et les blogueurs partageaient le même pan de mur que l’APST, s’étonne un commercial groupes.

Pourtant, ça n’avait pas l’air de déranger les institutionnels… ».

Mais ce qui énerve le plus ce professionnel du tourisme, c’est lorsque ce couple est venu le voir pour se renseigner sur son voyage au Japon. « Ils ne voulaient pas que je leur réserve les vols, ni les excursions, seulement les hébergements. Ils étaient âgés, ne parlaient ni anglais, ni japonais.

Mais ils m’assuraient qu’ils pouvaient se débrouiller seuls sur place. Et oui, ils venaient de parler avec un blogueur qui leur avait raconté que le Japon c’était facile et qu’il pouvait leur proposer des prestations s’ils le voulaient ! ».

Une situation qui étonne Marianne Chandernagor, la directrice du salon Tourissima. « Cela fait dix ans que nous invitons des blogueurs sur nos salons et nous n’avons jamais eu aucune remontée en ce sens, précise-t-elle.

Il y a 4 ans, nous avons modifié notre dossier de participation au salon, en partenariat avec l’APST et les EdV, en ajoutant un règlement particulier dans nos CGV pour les agences de voyages, qui précise aux acteurs non-immatriculés qu’ils peuvent participer au salon, faire la promotion de leurs produits, mais pas vendre sur le salon ».

Idem pour le salon Directravel, dont les deux tiers des participants ne sont pas immatriculés en France.

« Ils disposent de toutes les garanties dans leur pays d’établissement et n’ont pas le droit de faire de vente directe sur le salon », indique Christophe Sentuc, son organisateur.

De leur côté, EDV et APST multiplient les campagnes de communication pour informer le grand public de l’intérêt de passer par un professionnel immatriculé.

Mais si nos institutionnels et les organisateurs de salons veillent au grain, difficile pour eux de contrôler totalement ce qu’échangent les exposants avec les visiteurs.

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