Rouen : un employé renvoyé après avoir interpellé Castaner

En visite à la manifestation maritime de l’Armada dimanche 9 juin à Rouen, le ministre de l’intérieur a eu une altercation avec un technicien du son. Ce dernier a depuis été renvoyé. 

Le ministère de l’Intérieur est-il intervenu pour faire renvoyer un employé lors de l’Armada de Rouen ? C’est la question que se posent de nombreux gilets jaunes sur les réseaux sociaux après l’altercation entre un technicien du son et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en visite dans le studio de la radio officielle de l’Armada.

« Ce gros b***** m’a fait virer »

Le technicien, militant gilet jaune et employé comme sous-traitant de l’agence évènementielle Scorpion, aurait interpellé Christophe Castaner sur le sort des gilets jaunes blessés par les forces de l’ordre. « Quand le technicien a su que le ministre allait venir, son comportement a changé. Et l’un de mes salariés m’a raconté que le technicien a interpellé directement Christophe Castaner. Quand il l’a vu, il lui a parlé des gilets jaunes éborgnés par la police. Il n’a pas été agressif, ni désobligeant, visiblement le ministre ne s’est pas énervé et lui a dit : et pour les CRS, vous y pensez aussi », explique le gérant de Scorpion, Pascal Bovin à France Bleu

Dans un témoignage sur Facebook, le technicien renvoyé explique sa version de la scène. « Suite à cet échange, ses RG personnels ont relevé mon identité, mes intentions et presque toute ma vie… Je me suis fait virer comme une m**** du poste que j’occupais. C’est un licenciement abusif ! Maintenant je suis fiché S, j’en suis sûr ! Ce gros b***** m’a fait virer alors que je peine à gagner ma vie habituellement » écrit l’homme. 

Pascal Bovin assure que le renvoie du technicien n’a rien à voir avec une demande du ministère de l’Intérieur : « Dès que j’ai appris cette histoire, tout de suite j’ai dit qu’on ne pouvait pas continuer à collaborer avec un sous-traitant qui n’a pas de réserve vis-à-vis de la société pour laquelle il travaille. Ça aurait été d’ordre religieux ou ethnique, ça aurait été exactement la même chose, c’est juste parce que ça ne se fait pas sur le temps de travail ». Le patron de Scorpion insiste, ce n’est pas un licenciement puisque le technicien est auto-entrepreneur.

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