Fisc360, Ep1. Karim Tazi: «Mieux vaut soigner que subir l’informel»

Par Wadie El Mouden et Adil Gadrouz le 18/04/2019 à 11h32

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Dans ce premier épisode de la série «Assises de la fiscalité: un jour une proposition», le président de l’Amith, Karim Tazi, propose une ordonnance complète, coupée en plusieurs séquences, en vue de résoudre le phénomène complexe de l’informel.

La problématique du secteur informel mérite une attention particulière, soutient Karim Tazi. Le président de l’Amith (Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement) appelle toutefois à faire un distinguo entre, d’une part, l’informel de l’importation (à éradiquer car destructeur d’emplois) et, d’autre part, l’informel de production, qui vit en marge du système fiscal, imposant de ce fait une concurrence déloyale avec les structures organisées, ce qui se traduit par un gap de compétitivité-prix de l’ordre de 30 à 40%.

 

 

 

 

 

En se référant aux résultats d’une réflexion menée par différents groupes de travail, dans le cadre des préparatifs des Assises de Skhirat, Karim Tazi s’est dit favorable à la création d’un cadre juridique, fiscal et social adapté aux petites unités de production informelles, en s’inspirant de l’exemple réussi du nouveau statut de l’auto-entrepreneur, de manière à les inciter à migrer vers le formel.

 

Ensuite, pour combler le gap de compétitivité entre le formel et l’informel, l’expérience menée par bon nombre de pays a montré la pertinence de l’outil des incitations fiscales et budgétaires, de l’avis de Karim Tazi.

Par Wadie El Mouden et Adil Gadrouz

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