Edition d’Epinal | Figures de la Saint-Maurice d’Epinal : les rois des « oublies » à Paris

On ne dirait pas comme ça, mais Michel Tantin fait un métier physique. A Brouvelieures dans son petit laboratoire artisanal, il en a soulevé des plaques en fonte chauffées à 200 degrés, depuis qu’il s’est lancé dans la fabrication d’oublies, une pâtisserie raffinée datant du Moyen Âge. Des crêpes très fines enroulées tout en longueur qui croquent dans la bouche. « C’est très physique, je tourne en permanence ». 

Après avoir obtenu le label « Vosges Terroir », Michel a participé cette année pour la première fois au Salon de l’agriculture de Paris avec sa femme Monique dans le cadre de l’épicerie Vosges Terroir. 

« Les oublies, ça vient du latin oblatus – ou offert – qui désigne le pain offert pour le sacrifice » explique Michel aux curieux qui s’arrêtent au stand commun au salon. Ses crêpes très fines roulées se dégustent nature ou trempées dans du chocolat. Elles semblent tellement légères qu’on oublie qu’on a mangé la première pour en reprendre une…

Les clients de la fête d’Épinal n’oublient pas Monique et Michel par contre. « Il y en a que j’ai vu venir tout petit et qui viennent encore aujourd’hui. Il y en a qui viennent une première fois au début de la fête et qui reviennent ensuite tellement c’est bon ». Michel lui aussi est tombé dedans tout petit. Il a toujours vu son oncle faire des oublies et a toujours donné un coup de main jusqu’à ce qu’il reprenne l’affaire. Aujourd’hui, il est à la retraite mais continue à aider sa femme Monique qui s’est installée en autoentrepreneur pour faire perdurer cette tradition familiale.

K.T.

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