Edition de Sarreguemines Bitche | Liederschiedt : chiens maltraités, l’éleveuse jugée

La propriétaire des american staff de Liederschiedt était convoquée à la barre du tribunal correctionnel de Sarreguemines, ce lundi. Elle ne s’est pas déplacée à l’audience.

Des plaintes depuis 2009

En mai 2016, les habitants de la petite commune du Pays de Bitche avaient déjà porté plainte à de nombreuses reprises depuis 2009. En juillet de la même année, une enquête de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) fait état de multiples anomalies dans cet « élevage ». Entre autres : 27 amstaff sont comptabilisés au lieu des 9 autorisés par le statut d’auto-entrepreneur.

Après des plaintes du voisinage, elle était également poursuivie pour trouble à la tranquillité d’autrui par agressions sonores. Déjà absente à la barre le 12 octobre 2016, la prévenue avait été relaxée pour les nuisances sonores, faute de relevé de mesures de bruit, et condamnée à 1 500 € d’amende pour non-déclaration d’activité.

25 chiens saisis

Revirement de situation le 16 juillet dernier. La gendarmerie de Bitche, en lien avec les services de la préfecture, effectue un contrôle chez la soi-disant éleveuse et plusieurs manquements sont à nouveau constatés : des installations non déclarées, tout comme une partie de l’exploitation, ainsi que de la maltraitance. Après un rapport de la DDPP, la propriétaire est placée en garde à vue et une perquisition est effectuée à son domicile. 25 chiens sont saisis. Elle a pu en conserver 9, conformément à son statut d’auto-entrepreneur.

Ce lundi, au tribunal, l’avocat des habitants dénonce « un écrin de verdure au cœur du parc régional des Vosges du Nord transformé en capharnaüm. » La représentante de la SPA réclame 7 649 € pour les frais de garde des animaux depuis la perquisition, 2 000 € pour le préjudice moral et 2 000 € de frais de défense : « La prévenue agit comme elle l’entend et ne respecte ni la loi, ni les gens, ni les animaux. »

Claire Keller, substitut du procureur, expose les mêmes maux et requiert 6 mois d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve ainsi que l’interdiction d’élever chiens et chats. « Elle ne comprend rien à la législation et aime ses animaux », plaide Me  Hennard, l’avocat de la défense.

Le tribunal rendra son délibéré le 1er  mars prochain.

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