Déplacement. Avec Jean de Remungol, le VTC débarque en zone rurale – actu.fr

À la tête d’une activité de VTC depuis maintenant un an et demi, Jean Rabenjamina (Remungol) est persuadé que ce nouveau moyen de transport peut trouver sa place en zone rurale.

Jean Rabenjamina est persuadé que le VTC a toute sa place en zone rurale.
Jean Rabenjamina est persuadé que le VTC a toute sa place en zone rurale.

C’est un nouveau mode de transport qui débarque en centre Morbihan. Le Véhicule de Tourisme avec Chauffeur, plus communément appelé VTC, arrivera-t-il à se faire une place hors des grands centres urbains, là où les taxis restent encore très majoritaires sur nos routes de campagne.

Un pari osé

Pour Jean Rabenjamina, ce Malgache d’origine installé à Remungol (Evellys) depuis 14 ans, le pari est osé mais pas insurmontable. Et son expérimentation menée depuis maintenant un an et demi, depuis son domicile, l’invite désormais à aller plus loin. « En fait, cela fait maintenant deux mois que je me consacre uniquement à cette activité. Avant, j’avais gardé mon emploi dans l’agroalimentaire ».

Plutôt dans les grandes villes

C’est décidé. D’auto-entrepreneur, cet ancien responsable aquacole veut passer sous statut de société privée.

Il y a un potentiel, c’est certain.

Même si, pour le moment, ses interventions se sont essentiellement concentrées sur les centres urbains comme Rennes ou Nantes. « Oui, pour le moment, j’ai surtout été sollicité pour me rendre là-bas afin de récupérer des jeunes qui sortent en boîte. Mais je suis aussi allé sur Nantes pour une personne qui souhaitait récupérer une voiture, sur Vannes pour quelqu’un qui devait aller chez son ostéopathe, etc. »

Ses déplacements l’ont même conduit jusqu’en Suisse.

VTC ou taxi ?

Mais Jean Rabenjamina veut, lui, développer son activité de VTC, ici, en centre Morbihan. Localement.

C’est un service qui peut tout à fait correspondre aux besoins de certaines personnes âgées, notamment. Mais pas que. Je commence à me constituer une clientèle plus locale, mais j’ai aussi besoin de me faire connaître.

Ce père d’une fille de 12 ans va maintenant consacrer tout son planning à cette activité. De jour comme de nuit. « J’ai une grande souplesse d’intervention. Oui, je suis disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Après, tout dépend des réservations ».

Mais quelles sont les différences entre un VTC et un taxi ? « Tout d’abord, la course ne peut se faire que sur réservation, explique Jean. Ensuite, le client est informé du tarif avant que je vienne le chercher ».

Jean Rabenjamina dispose d'un macaron apposé sur son véhicule.
Jean Rabenjamina dispose d’un macaron apposé sur son véhicule. (©Gilles Queffelec / La Gazette du Centre Morbihan)

Réactivité et souplesse

Le VTC n’a pas de signe distinctif et la législation qui encadre cette activité est moins drastique. Même si Jean Rabenjamina a suivi une formation dans un centre à Brest pour obtenir le droit d’exercer.

Reste aussi à savoir si pour le client, la course est plus rentable. « Je fixe un tarif en fonction de la distance. Nous sommes en moyenne sur un prix de 1,20€ le kilomètre. Maintenant, cela dépend aussi du temps passé pour la course. Si je dois rester au non sur place ».

Jean, lui, veut davantage mettre en avant le service rendu et la souplesse de l’activité VTC. « À moi d’être le plus réactif possible par rapport aux demandes. Et de pouvoir répondre à tout type de sollicitation ».

À l’heure où les difficultés de déplacement restent toujours criantes en zone rurale, bénéficiant de peu de transport en commun, le VTC veut donc se faire une place. Reste à convaincre une clientèle qui… ne demande qu’à voir.

 

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