Commerce. A Saint-Jean-Brévelay, Sylvie et Philippe Bernard baissent le rideau – actu.fr

Après 37 ans d’activité, Sylvie et Philippe Bernard ont décidé de fermer leur commerce d’électroménager à Saint-Jean-Brévelay.

Philippe va rester actif encore quelque temps en proposant ses services à ses clients fidèles pour les dépannages. Alors que Sylvie va enfin pouvoir profiter de ses loisirs préférés.
Philippe va rester actif encore quelque temps en proposant ses services à ses clients fidèles pour les dépannages. Alors que Sylvie va enfin pouvoir profiter de ses loisirs préférés.

Leur petite boutique faisait partie du paysage commercial local depuis 37 ans. Mais à compter du 1er février prochain, le magasin Pro & Cie à Saint-Jean-Brévelay baissera définitivement son rideau. 

Pour Sylvie (58 ans) et Philippe Bernard (61 ans), il est en effet, temps, de tourner la page d’une belle aventure.

Il faut dire que le couple aura tout donné dans cette petite affaire, née des mains de Philippe, en 1981. « J’étais alors installé route de Vannes ».

Je suis parti de rien et il m’a fallu 4-5 ans pour enfin, me faire un salaire.

Huit ans plus tard, son affaire prospère et il ouvre donc sa boutique, rue du Parc à St-Jean.

Le roi du dépannage

Sylvie se charge de l’accueil. Philippe, lui, reste le technicien de service. Son activité de dépannage se développe ainsi au fil des ans.

C’était notre force, le service après-vente.

Un appareil qui lâche et ce roi du tournevis vous dégote illico presto la pièce défaillante.

Sauf qu’avec l’arrivée de nouveaux produits, toujours plus aboutis sur le plan électronique, le métier change. On parle d’obsolescence programmée. « Et dès que ça ne fonctionne plus, on jette ».

La présence de technicien comme Philippe se fait alors de plus en plus rare. « Nous avons toujours privilégié le dépannage car cela répondait à un vrai besoin chez nos clients ».

Une semaine de congé par an

Et voilà comment le couple a mené son affaire. Sans faire de bruit mais en étant capable de résister au rouleau compresseur que sont les grandes surfaces.

Seulement il y a un temps pour tout. « On s’est tout simplement dit que c’était le bon moment pour partir », lâche Sylvie.

Nous avons aussi envie de profiter du temps qu’il nous reste pendant que nous sommes en bonne santé. Chaque année, nous ne prenions qu’une semaine de congé par an.

Le couple n’a pas cherché de repreneur « car l’avenir du petit commerce interpelle ». Ni proposer l’affaire à leurs trois enfants, Pierre, Marion et Baptiste qui sont déjà bien installés dans la vie active.

Philippe va jouer les prolongations

Si Sylvie va enfin pouvoir profiter de ses activités préférées comme « la marche avec les copines » ou encore la lecture, le jardinage et les balades à vélo, Philippe, lui, va encore rester actif professionnellement parlant.

 Je vais continuer à proposer mes services en matière de dépannage à mes clients. Je n’ai pas envie de les laisser tomber brutalement.

Il devrait dès lors s’installer avec un statut d’auto-entrepreneur pour quelque temps avant de prendre, lui aussi, sa retraite.

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