Béziers : face à la réforme du permis de conduire, les auto-écoles inquiètes pour l’avenir – 29/03/2019

Dans le cadre de la réforme du permis de conduire, le représentant local de l’Union nationale des indépendants de la conduite est inquiet.

Dans le cadre de la réforme gouvernementale du permis de conduire, en cours de réflexion, l’Union nationale des indépendants de la conduite (Unic), par la voix de son représentant pour le Biterrois, Gérald Blanco, refuse des propositions de la députée Françoise Dumas, transcrites dans son rapport remis en février dernier au Premier ministre, intitulé Vers un permis de conduire plus accessible et une éducation routière renforcée. Soit les objectifs principaux fixés par le gouvernement.

Agrément départemental

L’un des combats porté en premier lieu par l’Unic est celui de conserver l’agrément départemental d’une école de conduite, et non pas qu’il devienne national : « Aujourd’hui, les auto-écoles dépendent de la préfecture. Si demain, une école du 34 dépend de Paris, il n’y aura plus de contrôles possibles. »

Et Gérald Blanco d’ajouter : « Ce rapport a été écrit en partant de l’objectif de départ : celui de donner le pouvoir de travailler aux plateformes numériques, c’est-à-dire d’ubériser la profession. » Il précise : « Comme pour les taxis, ces plateformes utiliseraient des moniteurs et monitrices avec le statut d’autoentrepreneur, un statut illégal à ce jour. Ce qui entraînera, entre autres, une précarisation de la profession des moniteurs, qui, à ce jour, sont salariés, avec des droits, des congés, etc. »

En candidat libre

Autre point présenté par le représentant syndical : l’expérimentation de la possibilité donnée aux candidats de s’inscrire à l’épreuve pratique directement en ligne. « Nous refusons la mise en place d’un site Candilib, un projet qui permettra au candidat de réserver sa place seul, quand il en a envie. L’une des missions des auto-écoles est de présenter les candidats quand ils sont prêts, ne l’oublions pas. Sachez qu’on nous reproche de surcharger les candidats d’heures de conduite ! C’est inadmissible, Si on les surchargeait, on aurait 95 % de réussite alors que la réalité est tout autre : nous sommes, au niveau national, aux alentours de 55 % ! ».

Un comparateur

Gérald Blanco attaque aussi la proposition de création d’un site comparateur de taux de réussite et de prix des auto-écoles : « Sur le prix, aucun problème. Mais, sur le taux de réussite, on n’est pas d’accord. Un candidat qui s’autoévalue ne doit pas entrer dans le taux de réussite d’un établissement. C’est une contradiction. »

Si l’Unic s’oppose, elle propose aussi des solutions. « Sur le prix, déclaré trop élevé, sachez que 50 % du coût du permis revient, en taxes, à l’État. Baissons la TVA, défiscalisons les 20 premières heures… Et vous verrez si le prix ne baisse pas ! Et, pour les plus démunis, il faut savoir qu’il existe des aides. Comme celles de la Région, le Compte professionnel de formation (CPF) ou encore Pôle emploi. »

Quant au nombre de places à l’examen pratique, insuffisant, ce ne sont pas les auto-écoles qui fixent la quantité mais l’État, à travers les préfectures. « L’État doit augmenter ce nombre, et mettre bien entendu en place le personnel nécessaire ».

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