Besoin d’une voiture de location ? Faites-la livrer !

Créée en 2015 à Paris, Carlili propose un service de livraison et d’enlèvement de véhicules à domicile dans le cadre d’une location courte durée. A l’origine du lancement de cette start-up, dont le Groupe Argus est actionnaire minoritaire, un constat effectué par son fondateur, Vincent Moindrot : « rejoindre le loueur en transports en commun, prendre livraison d’une voiture, effectuer l’état des lieux dans un parking, retourner à domicile pour charger passagers et bagages, ressortir du centre-ville, puis effectuer l’opération inverse au retour : pour les habitants des centres urbains, l’expérience de la location courte durée peut s’avérer particulièrement pénible, en particulier un vendredi de grands départs ». De quoi générer stress, perte de temps, et des trajets inutiles venant ajouter à la congestion urbaine.

Un service premium, mais abordable

D’où la raison d’être de Carlili, qui offre aux particuliers et aux entreprises un service de location courte durée plus souple et plus confortable que celui offert par les acteurs traditionnels du marché, en dépêchant un opérateur nommé « Carsitter » auprès du conducteur à chaque étape de la location : au moment de la prise du véhicule, où celui-ci est remis à son locataire en mains propres à l’endroit de son choix, tout comme au moment de sa restitution, où le carsitter récupère la voiture au lieu convenu. Les livraisons, qui s’accompagnent d’une aide au chargement et à l’établissement de l’état des lieux, s’effectuent même la nuit, jusqu’à 23h. Une prestation premium, mais pas inabordable : « à seulement 20€ la prestation de livraison et d’enlèvement, Carlili se veut accessible à tous », explique Vincent Moindrot.

Présent à Paris, Lyon, et leur petite couronne, le service Carlili s’adresse surtout aux particuliers : « nos locations durent en moyenne 3,4 jours, avec des usages aussi variés que des week-ends en famille, des vacances ou des déménagements. », poursuit le CEO de l’entreprise. Pour couvrir ces besoins, la start-up s’appuie sur une flotte diversifiée de plusieurs dizaines de milliers de véhicules, du scooter à l’utilitaire en passant par la berline, mis à disposition par son partenaire, parmi lesquels le loueur CarGo. Pour autant, les clients professionnels ne sont pas oubliés, puisque des offres leur sont dédiées. « Nous avons identifié des besoins auprès des PME urbaines, en particulier dans les secteurs du consulting, des médias, ainsi qu’auprès de grands groupes nationaux ».

Une débauche de technologies

Pour effectuer la livraison et l’enlèvement des véhicules, Carlili s’appuie sur une communauté d’une centaine de carsitters en statut auto-entrepreneur. Ils sont recrutés via le site de l’entreprise, « en particulier sur des critères de rigueur et de sens du service client », explique Vincent Moindrot, qui précise qu’une formation théorique et pratique leur est systématiquement dispensée au préalable. « 80% de nos carsitters sont étudiants. Outre le complément de revenu généré, ils apprécient la souplesse du dispositif qui les autorise à accepter ou refuser les missions en fonction de leurs contraintes personnelles, et travaillent en moyenne 9 mois avec Carlili. »

Evidemment, un tel service ne saurait se concrétiser sans une bonne dose de technologie. Et en la matière, Carlili frappe fort : site web dédié et optimisé Carlili.fr, véhicules connectés grâce à un boitier électronique, géolocalisation en temps réel, multiples états des lieux digitalisés avec une trentaine de photos. Une débauche de moyens, qui contribue sans doute à la popularité de la formule auprès de ses usagers. « Plus de 86% de nos utilisateurs nous recommandent », affirme Vincent Moindrot, qui se félicite d’un triplement de son activité chaque année depuis le démarrage. Sa société compte aujourd’hui une quinzaine de collaborateurs.

Et Carlili ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Pour 2019, l’objectif majeur porte sur la conquête de nouveaux prospects professionnels, en particulier parmi les ETI, voire les grands groupes. Et à moyen terme, c’est dans trois nouvelles villes françaises que le service sera déployé.

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